mercredi 25 novembre 2009

Jacques Rodet, Consultant-formateur FOAD - Concepteur pédagogique - Maître de conférence

"Bonjour,

J'ai pris connaissance de votre blog.

Je m'intéresse également à l'apprenant à distance, en particulier en creusant la question de son accompagnement et du tutorat.

Je suis l'initiateur et animateur de t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance : http://www.tutoratadistance.fr

Au plaisir d'échanger avec vous.

Cordialement,
Jacques Rodet"


Voici la seule personne qui m'a contactée sur Viadeo, je m'en vais de ce pas regarder ce qu'il propose dans son domaine, je vous encourage à en faire autant.
Et merci à vous Monsieur Rodet.

mardi 24 novembre 2009

5émes rencontres du eLearning et de la Formation Mixte

Les 5èmes Rencontres du eLearning et de la Formation Mixte, se dérouleront les 2 et 3 décembre 2009 dans les salons de l'hôtel Saint James & Albany, à Paris (1er).
Des interventions d'expert, qui nous en diront long sur l'intégration du eLearning dans les entreprises, ce qu'il apporte, ce qu'il coûte à l'entreprise, comment l'apprenant est accompagné dans sa formation.
Voici le site du salon :
http://www.salons-solutions.com/newsletter/REFM09_3.htm


Afficher 5émes rencontres du eLearning et de la formation mixte sur une carte plus grande

Dispositif pédagogique

Il me semble que plusieurs points doivent être étudiés dans le cadre d'un contrat pédagogique avec un apprenant. Ce contrat peut se contenter des objectifs, cours à dispenser, contenus des cours, faire les exercices, suivre le parcours de la formation... soit il applique également une partie consacrée à l'apprenant lui-même. Un tuteur doit alors être présent pour aider l'apprenant à trouver son équilibre dans la formation. L'apprenant peut avoir des doutes concernant SA formation, SON apprentissage, SON efficacité, SA motivation, SA réussite... Ainsi, un tuteur est à disposition pour remanier, restructurer les stratégies de l'apprentissage afin de lever les doutes de l'apprenant. Savoir que quelqu'un vous observe et vous comprend c'est déjà motivant, mais en plus si il arrive à changer un dispositif qui ne semble pas vous convenir, c'est savoir que quelqu'un (le tuteur) peut vous aider. Avoir un retour sur son travail et ses angoisses, peut amener à un retour de la motivation de l'apprenant.
Ce dispositif de tutorat et de formation flexible, qui n'impose pas un format de formation, place l'apprenant, ou fait croire à l'apprenant qu'il est, au centre du dispositif.

dimanche 22 novembre 2009

Dominique Wolton

"Dans la communication,
le plus compliqué n'est ni le message, ni la technique,
mais le récepteur."
(Dominique Wolton)

Dominique Wolton prend la communication au sens large, et moi j'aimerais reprendre cette citation en l'extrapolant au domaine du e-learning. Dans les formations à distance, l'ergonomie prend, et doit prendre, une place importante dans la conception des cours : la technique est donc travaillée et importante. Le message, représente pour moi les objectifs de toute formation à distance et son contenu de cours. Alors, je ne fais que confirmer ce que j'ai déjà dit, si le contrat pédagogique n'est pas précisé clairement, autant parier pour l'abandon de l'apprenant, il y a des sous à se faire ! Là aussi un concepteur eLearning doit s'y plonger très longuement. Et le récepteur ooof course ! c'est lui qui est censé diriger ses apprentissages, c'est pour lui que la formation est conçue, et c'est bien sûr lui qui est le plus compiqué à cerner, à cause des variabilités inter-individuelles et variabilités intra-individuelles.

Handicap et e-learning

On peut penser que les nouvelles technologies apportent bien des réponses quant à l'apprentissage chez les personnes handicapées. Encore faut-il qu'elles leur soient adaptées...
Comment enseigner, à l'aide des nouvelles technologies, à un Sourd, à un Muet, à un Aveugle ?
Comment enseigner à des personnes qui vivent dans un environnement contraint, comme les prisons, les hôpitaux, ou encore dans une entreprise ?
Ces questions doivent être posées afin de pouvoir trouver des solutions et de ne pas créer de la discrimination et surtout de l'exclusion.
En ce moment, je suis en train de travailler sur la mise en place d'un module d'apprentissage de la Langue des Signes Française (LSF) avec les médias pour des adultes entendants. Comment s'y prendre pour sensibiliser toute personne à cette surdité ? Comment imprégner une personne dans le monde des Sourds ? Comment est appréhendé la Surdité chez un Sourd ? Cela me fait réfléchir à d'autres moyens d'apprentissage. En effet, j'ai pensé créer ce module sans aucun son afin de plonger l'apprenant dans la peau d'un Sourd, pour qu'il explore d'autres sens et surtout pour qu'il se force à communiquer en Langue des Signes et comprendre sa logique dans l'appréhension et la compréhension du monde.
Même si le public visé est l'un des plus banal, il faut je pense regarder aussi ce que l'on veut faire apprendre et comment faire passer un message de manière plus ou moins explicite.

jeudi 19 novembre 2009

80% d'abandons !

Philippe-Didier GAUTHIER dans La dimension cachée du E-LEARNING : de la motivation à l'abandon, et dans bien d'autres articles, ce nombre de 80% d'abandons dans les disposotifs de e-learning m'a frappée. Je n'osais pas le citer au début croyant que les auteurs exagéraient un peu, mais du fait de sa rencontre multiple, maintenant je peux en parler je pense !
Les différentes sources (EUROSTAT, THOT) confirment tous deux ce pourcentage sachant qu'ells considèrent tous les publics et toutes les formations confondues.
Pour Viviane Glikman, c'est la solitude qui provoque de l'anxiété fondée sur plusieurs raisons. D'abord, il est difficile de manier vie professionnelle et études à distance pour certains. Ensuite, l'organisation en autonomie peut s'avérer particulièrement menaçante pour d'autres personnes. Enfin, "apprendre à apprendre" n'a pas toujours été le cas chez nombreux des apprenants.

L'article cité au début du message insiste sur le fait que la motivation y est pour beaucoup dans l'abandon des apprenants et celle-ci ne peut s'améliorer que si l'apprenant a un feed-back encourageant de la formation.

mardi 17 novembre 2009

Quelques variables, oui mais lesquelles ?

Bonsoir,

Dans cet article, je vais annoncer la couleur de la complexité à définir le public visé dans une formation à distance.

Selon "La complexité des situations pédagogiques e-learning dans un contexte multi-culturel, collaboratif et synchrone", le cahier des charges d'une formation à distance s'avère être complexe à élaborer du fait de la multitude des types de publics. En effet, l'article divise en trois les facteurs qui fondent la diversité des publics : "les origines culturelles de l'apprenant, les capacités et besoins de l'apprenant et enfin les expériences des acteurs."

La première catégorie permet de définir socialement un apprenant en prenant en considération l'âge, le sexe, la (ou les) langue pratiquée, la religion de l'apprenant et son origine culturelle. Ces caractéristiques peuvent avoir des influences sur les scenarii pédagogiques à mettre en œuvre. Les parcours pédagogiques peuvent être donc adaptés selon à qui on s'adresse. Un sénior peut avoir plus de mal à manipuler l'artefact ou la plateforme qu'un cadre trentenaire. La religion intervient dans le côté éthique et le suivi même de la formation, par exemple la pratique du Ramadan peut empêcher la poursuite de la formation durant cette période...
Les capacités et les besoins des apprenants peuvent différer dans le temps et selon chaque apprenant. L'article cite dans cette catégorie la créativité, l'autonomie, les capacités à collaborer, communiquer et mémoriser, les besoins et les motivations, les modes de traitement, les capacités langagière, la faculté d'attention. Pour faire un gros résumé, il s'agit ici de savoir pourquoi et comment un apprenant est susceptible de suivre la formation.
Enfin, les expériences des acteurs sont primordiales à prendre en compte dans la conception des cours. Est-ce que l'apprenant a déjà fait du e-learning ? A-t-il déjà une expérience dans le domaine étudié ? Voici les deux questions que le concepteur doit se poser quand il propose sa formation.

Autant de différences d'une personne à l'autre et encore tout n'a pas été abordé, qu'en est-il des différences internes à chaque apprenant, celles qui subsistent et qui ne peuvent être répertoriées aussi facilement. Par exemples, un apprenant peut changer de contexte familial, peut avoir un impondérable ponctuel, peut partir en voyage, peut être malade, changer de contexte professionnel... tous ces bouleversements qui doivent aussi être pris en compte par la formation. Un tuteur pédagogique me semble être là pour ajuster la formation autant que possible pour améliorer et accompagner l'apprenant dans ses quelconques difficultés.


Analyse de ma propre situation

Bonjour,
Alors que je suis en train de suivre des cours universitaires, travailler, écrire des articles dans un blog sur la prise en compte de l'apprenant dans la conception de cours en ligne, je m'aperçois des dysfonctionnements qui peuvent apparaître au niveau de la motivation. Je vais donc faire une extrapolation, peut-être, mais je vais tenter de comprendre en quoi mon expérience avec ce blog va pouvoir m'être utile dans l'analyse de la pédagogie à suivre dans la conception de cours en ligne.

Vous le voyez bien, mes articles sont de plus en plus rares ces derniers temps. Il en va de l'accroissement de travaux universitaires à effectuer, et qui plus est, qui arrivent bientôt à échéance. Certes, le temps me manque un peu, mais je pourrais le trouver. Ce qui, je pense, me freine dans l'écriture de ces jours-ci est le manque de motivation.

La motivation, qu'est-ce que c'est ? Les raisons qui poussent à un acte, les raisons psychologiques qui influencent un comportement.

Aujourd'hui, j'ai décidé d'agir et de comprendre ces raisons qui ne me poussent pas à écrire dans ce blog. D'abord, (que personne ne le prenne mal) le rôle de moteur que je trouve facilement en présentiel, face à un professeur, me manque. En effet, le suivi, même une seule fois par semaine, me force, me contraint, me fait penser régulièrement à mon sujet de blog et tout cela pour mon bien et celui du blog.
Vient alors le thème de l'autonomie supposée chez les étudiants. Cette dernière ne transpire pas en moi, en tout cas l'autonomie pédagogique. Je l'apprends encore chaque jour, et ce, j'imagine jusqu'à la fin de mes jours.
Je vais désormais vous parler de mon isolement dans ce blog. J'ai fondé beaucoup d'espoir dans ce blog au tout début. Je pensais que ce blog allait être un objet semi-collaboratif, que les étudiants du Master GAF allaient s'entre-aider, se donner deux ou trois filons, commenter...des illusions, même pour ma part. Je ne me sens pas appartenir à une communauté d'étudiants unis part les liens du blog !

Je vais bien évidemment continuer à rédiger des articles dans ce blog, mais j'espère retrouver la motivation du premier article ! Je pars du principe que je fais mes études dans le but d'enrichir mes connaissances dans tous les domaines possibles, des plus farfelus aux plus sérieux, peu m'importe le contenu, du moment que j'y prends du plaisir car je sais que tout est bon à prendre.
Je vais donc peut-être changer mes méthodes de travail pour ce blog afin de rencontrer de nouveau ma philosophie pédagogique !

C'était Carole, à vous les studios !

mercredi 11 novembre 2009

iLearning Forum Paris : précisions...

Bonjour,
je vous rappelle que le iLearning Forum Paris aura lieu les 18 et 19 janvier au Palais des Congrès. Je vous donne le lien d'accès au site officiel.

Afficher ILearning Forum de Paris sur une carte plus grande

A.-J. Deschênes et le constructivisme

André-Jacques Deschênes professeur et chercheur en psychologie, cognition et formation à distance contribue à améliorer les activités d'encadrement et d'apprentissage dans le e-learning.

Ce qui m'a interpelé est la notion de constructivisme qui me semble intéressante dans le contexte de formation à distance.
Le constructivisme suppose que les propres expériences déjà intégrées par le sujet lui permettent de construire ses connaissances actuelles.
Les anciennes connaissances viennent alors s'adapter et se restructurer afin de résoudre le nouveau problème actuel.
Pas besoin de dire qu'il en va d'une réalité personnelle liée à l'environnement et au contexte de la conception des connaissances.

Comment faire pour adapter le constructivisme en formation à distance ?
Il s'agira alors de prendre en compte les connaissances passées de chaque apprenant pour qu'il puisse en appréhender de nouvelles ?

Les connaissances ne doivent pas être appréhendées comme tel, elles ne le deviennent uniquement si elles sont utilisées en situation concrète par le sujet. Toute connaissance doit être manipulée dans une situation pour pouvoir l'intégrer.
En formation à distance, l'avantage est de pouvoir guider l'apprenant mais en le laissant construire ses propres connaissances grâce à internet et ses ressources. L'enseignant doit connaître les besoins de l'apprenant pour que celui-ci soit le plus à même de le guider. L'apprenant est alors placé au centre de l'enseignement, c'est à lui de manipuler les informations , de laisser de côté celles qui ne correspondent pas à ses besoins (il les connaît déjà, il n'en voit pas l'utilité dans le futur...), ou de valider celles qu'ils pensent avoir besoin et qu'il pense utile pour arriver à son objectif.
En effet, les apprenants entrent en formation à distance avec des besoins, des connaissances et des objectifs variés, il en va alors de soi de ne pas proposer une formation "formatée", mais plutôt un processus permettant à l'apprenant de construire lui-même la réalité, les connaissances, dont il a besoin, ou bien dont il sait qu'il va manipuler en situation concrète.
Les connaissances ne le deviennent que si elles sont utilisées en contexte. Alors la formation doit prendre en compte le côté de la mise en pratique des connaissances pour que celles-ci soit intégrées par l'apprenant.

Relation d'entraide

Dans l'article "Les réseaux d'entraide entre apprenants dans la e-formation : nécessicté et efficacité?" écrit par B. Foucault, J.L. Metzger, E. Pignorel, A. Vaylet, 2002. , nous pouvons extraire les raisons qui poussent les apprenants à distance à communiquer.

D'abord, les apprenants peuvent être amenés à se parler par le biais de la communication médiée par ordinateur, pour s'entraider, s'entraîner sur le contenu du cours. Il s'agit là de répondre les uns les autres aux interrogations de tout un chacun sans passer par le tuteur ou un enseignant.

Le deuxième type de la communication entre apprenants sert à "recréer un espace-temps de rencontre". Il en va de vivre des relations informelles au sein de la formation à distance au même titre que celles que nous vivons en face à face, ou en présentiel.

"Réduire la distance entre apprenants" est la troisième raison. Les personnes des formations à distance dont il est question dans l'expérience se sont vues en présentiel avant de commencer les cours à distance. Ainsi, ils ont pu s'identifier les uns les autres. Alors, à distance, des groupes de solidarité, de soutien se sont formés en général entre des apprenants identitairement et culturellement semblables.

Ensuite les problèmes techniques amènent les apprenants à communiquer entre eux les pour résoudre. Ce type de communication est majoritaire dans les forums des formations en question.

Des apprenants "leader", motivés, peuvent être amenés à communiquer avec d'autres apprenants au sujet de problèmes plus personnels.

Les communications entre apprenants permettent à ceux qui ont mis en place telle ou telle formation en ligne de tester les cours. Ainsi, ils peuvent se rendre compte des vrais problèmes que rencontrent les apprenants, les moments difficiles dans la formation, les pics de motivation...
Il en va de soi qu'il faut par la suite y remédier, et encourager ce type de communication.

Recherche sur la motivation : envoyer des messages non personnalisés

"Une intervention sur la motivation dans des cours à distance" écrit par Martin Maltais et André-Jacques Deschênes met l'accent sur la nécessité et l'efficacité de messages motivationnels non personnalisés envoyés aux apprenants.

L'expérience fut de produire et d'envoyer des messages non personnalisés à 158 étudiants dans 4 cours différents (cours de finance, cours d'informatique, soins infirmiers, scénarisation). Ces messages sont réalisés avec les composantes du modèle de Keller (ACPS)(cliquer ici pour accéder à l'article sur Keller). Chaque message ne vise qu'une seule composante de Keller. Dans une période de 15 semaines, le premier message, envoyé à la deuxième semaine porte sur l'attention. Le deuxième message, envoyé à la cinquième semaine, vise la confiance, le troisième, en neuvième semaine renforce la pertinence. Enfin le dernier, envoyé en quatorzième semaine porte sur la satisfaction.

Les résultats de l'expérience montrent que les étudiants apprécient ce genre de message et y sont favorables. Cependant les résultats sur la réussite des étudiants ne sont pas notables à long terme et n'influencent donc pas la performance des apprenants.

Ces résultats s'expliquent d'abord par un taux déjà élevé de réussite dans ces cours. Puis, les besoins des étudiants n'ont pas été étudiés. Ainsi, ces messages peuvent être envoyés à des moments où les apprenants ne sont pas dans le besoin de motivation, cette dernière étant très fluctuante suivant les apprenants. Alors l'ordre des composantes de Keller n'est peut-être pas appropriée.

Pour un coût plus important et plus de travail chez les tuteurs, des envoies de messages personnalisés seraient peut-être plus efficaces pour la réussite des apprenants.